Malaises de la grossesse

Une grossesse normale n’affaiblit pas nécessairement la mère et, dans certains cas, sa santé peut même s’améliorer. En effet, certaines maladies comme les migraines ou l’asthme s’améliorent souvent pendant la grossesse. La grossesse a des effets ambivalents sur la physiologie des femmes, parce que l’Énergie et Sang de la mère sont détournés pour nourrir le fœtus, mais aussi parce que l’arrêt des règles signifie qu’il y a plus de sang disponible pour la mère.
 
Il y a des femmes qui disent ne jamais si bien se porter que lorsqu’elles attendent un enfant ; elles découvrent qu’elles sont enceintes car leurs règles s’arrêtent, et leur grossesse se poursuit sans trouble ni malaise jusqu’à l’accouchement. Mais dans d’autres cas, les modifications que la grossesse impose à l’organisme s’accompagnent de malaises divers.
Ces malaises varient en nature et en intensité avec le stade de la grossesse : ils apparaissent surtout au début et à la fin. De ce point de vue, la grossesse se divise en trois trimestres qui correspondent à ceux de l’évolution psychologique.

La première est celle de l’adaptation : la grossesse « s’installe » et l’organisme s’adapte. Des troubles peuvent apparaître, qui disparaîtront complètement vers le troisième mois dans la plupart des cas, les nausées et les vomissements en sont l’exemple le plus fréquent.
La deuxième période est celle de l’équilibre. Elle s’étend jusqu’au septième mois : le corps de la mère et de l’enfant semblent parfaitement adaptés l’un à l’autre. Les troubles ont généralement cessé. L’utérus n’est pas encore assez volumineux pour être gênant. C’est en général la période la plus agréable de la grossesse.
La troisième période de la grossesse, qui correspond au troisième trimestre, voit apparaître des troubles dus à deux causes. D’abord au fait que l’enfant en se développant prend de plus en plus de place dans l’utérus, ce qui peut entraîner, par exemple, fatigue et varices ; ensuite au fait que l’organisme se prépare à l’accouchement : ainsi, par exemple, sous l’effet de certaines hormones, les modifications du bassin sont souvent douloureuses.

La médecine chinoise a un rôle important en obstétrique : elle explique les troubles de la grossesse comme les manifestations d’un déséquilibre énergétique dû aux modifications physiologiques de l’organisme maternel. Ces troubles peuvent se traiter sans aucun traitement médicamenteux. Une des difficultés est qu’il n’existe pas de traitement standard : il faut tenir compte pour chacune du contexte physiologique, affectif, social et de l’hérédité.

Certains troubles sont présentés dans la liste qui suit, non complète, dont le but est de comprendre la portée de la médecine chinoise :

Nausées et vomissements de la grossesse
Insomnie
Fatigue
Dépression et anxiété
Lombosciatalgies
Épistaxis
Céphalées congestives
Hémorroïdes
Infections urinaires
Troubles circulatoires
Hypertension artérielle
Constipation
Rétention d’eau
Malpositions fœtales
Menace d’accouchement prématuré
Accouchement : déclencher et accélérer le travail, analgésie obstétricale.
Rétention placentaire
Rétention urinaire du post-partum
Lactation