Qu’est-ce que la médecine traditionnelle chinoise ?


L’origine d’un système organisé en médecine remonte à une période légendaire vieille de plus de trois mille ans. Ce système plonge ses racines dans la plus haute antiquité, et provient de l’observation de l’être humain.


Le praticien de médecine chinoise, à l’aide de ces outils, cherche la nature et la cause d’un déséquilibre, responsable de l’apparition de la maladie. Il dispose d’un arsenal thérapeutique pour rétablir l’équilibre énergétique parmi lesquels :


La Pharmacopée Chinoise (constituée de végétaux, mais aussi de minéraux …).

L’Acupuncture et la moxibustion (chauffer les points d’acupuncture).

Le Massage.

La Diététique Chinoise.


La Médecine Chinoise est une médecine à part entière. Actuellement, cette médecine est utilisée par un quart de la population mondiale, surtout en Asie mais de plus en plus dans les pays comme les États-Unis, l’Australie, l’Europe, y compris la France. Tous les jours, elle prouve qu’elle est une médecine efficace, même pour des pathologies graves. C’est un système médical cohérent, complet, avec une représentation de l’être humain, de son fonctionnement et de ses dysfonctionnements.


Quelles sont les méthodes de diagnostic ?


Poser un diagnostic est un processus très différent en médecine chinoise et en médecine occidentale.


Les chinois décrivaient l’anatomie et la physiologie de manière presque poétique, en accord avec la pensée taoïste. Les fonctionnements internes du corps étaient autrefois comparés à des phénomènes naturels, c’est pourquoi une grande partie de la médecine chinoise utilise des termes et des concepts proches de la nature.


Les médecins chinois utilisaient ce qu’ils pouvaient voir ou sentir, l’étude de l’anatomie et la dissection n’étant pas courantes à cette époque.


Rappelons brièvement qu’un diagnostic chinois met en œuvre quatre étapes qui sont l’inspection, l’interrogation, l’écoute et la palpation.
Inspecter, c’est observer la langue, les mains, le visage, les ongles, la peau, la morphologie du patient ainsi que ses mouvements. C’est voir l’esprit (shen) dans ses yeux, et sa vitalité générale.
Interroger, c’est se renseigner sur les antécédents médicaux et les symptômes pathologiques actuels.
Écouter, c’est écouter les caractéristiques de la voix, de la respiration, des bruits du corps, etc.
Palper, c’est surtout prendre le pouls, mais aussi palper le corps si nécessaire.
Ces quatre étapes sont très importantes, car elles permettent de poser un diagnostic précis. En particulier l’observation de la langue et la prise du pouls donnent de précieuses informations.


L’observation de la langue

L’observation de la langue est un aspect essentiel du diagnostic. Elle est considérée comme étant le seul organe interne observable à l’extérieur et donc, pour un médecin chinois, inspecter la langue, c’est comme regarder un cliché aux rayons X ou une image IRM du patient. La langue fournit une quantité phénoménale d’informations, tant sur la maladie présente que sur la santé passée et future.

Lorsque l’on regarde la langue pour faire un diagnostic, il faut tenir compte de quatre caractéristiques :

La couleur de la langue

La forme de la langue

L’enduit de la langue

La présence et la disposition de fissures ou tâches

Il sera souvent nécessaire de comparer plusieurs de ces aspects, pour acquérir une vision d’ensemble.


La prise du pouls

La prise du pouls est une étape majeure du diagnostic chinois. Utilisée en conjonction avec un diagnostic de la langue, cette palpation « localisée » au poignet permet de préciser l’état du Qi et du Sang, et le fonctionnement des organes et viscères.


En médecine chinoise, le concept du pouls est très particulier. C’est une manière d’entrer en contact direct avec le Qi du patient.

À chaque position du poignet au niveau de l’artère radiale, il existe trois niveaux de pouls, ce qui fait neuf pouls différents par poignet, donc dix-huit sur les deux mains ; c’est pourquoi les pulsations des pouls des deux mains peuvent être différentes.

Chacun des dix huit pouls est relié à un organe interne particulier, et donne des informations détaillées sur l’état de ce dernier, en fonction des qualités les décrivant.


Que recherche-t-on lors de la prise des pouls ?
Profondeur, rapidité et vigueur sont les aspects à rechercher. Le pouls en bonne santé se trouve facilement, il a un rythme régulier et tranquille, on le sent au niveau superficiel, moyen et profond. Il varie selon l’âge, la constitution et l’état de santé.


Les maladies soignées par la médecine chinoise


Il est en réalité difficile de répondre avec précision à cette question, tant le champ d’action de la médecine chinoise est large. La présentation qui suit n’est ni complète, ni révélatrice de ce que peut réellement faire la médecine chinoise. Nous la donnons pour aider le néophyte à comprendre sa portée. Contrairement à ce que certains imaginent, la médecine chinoise n’est pas limitée aux « troubles psychosomatiques » ou aux « stress » avec comme arrière-pensée qu’elle agit par effet placebo. Elle est parfaitement adaptée à des pathologies graves ou purement somatiques, avec des effets concrets, vérifiables et réels. Il est à souligner que l’OMS a reconnu officiellement l’efficacité de la médecine chinoise et de l’acupuncture dans de nombreuses pathologies (une centaine).


Exemples de pathologies :


Maladies du système digestif

Inappétence – Boulimie, gaz intestinaux, flatulences, aérophagie, digestion difficile ou lourde, mauvaise haleine. 

Hernie hiatale, colite spasmodique, constipation, diarrhée, maladie de Crohn, hépatite, cholécystite, lithiase biliaire, vomissement, nausée, gastrite, ulcère de l’estomac ou du duodénum …


Maladies du système respiratoire

Toux, bronchite, asthme, rhume, sinusite, rhinite, laryngite – Pharyngite, allergies …


Maladies du système cardio-vasculaire et circulatoire

Séquelles d’infarctus du myocarde, palpitations cardiaques, hypotension artérielle, hypertension artérielle, maladie de Reynaud, artérite oblitérante, insuffisance veineuse, jambes lourdes et douloureuses, varices, hémorroïdes.


Maladies rhumatologiques

Fractures osseuses, traumatismes, tendinites, tennis elbow, entorses, syndrome du canal carpien, cervicalgie, dorsalgies, torticolis, trau

Polyarthrite rhumatoïde, rhumatisme chronique, arthrose, ostéoporose, sciatique, lombalgie…


Maladies dermatologiques

Acné, eczéma, allergie cutanée, prurit, urticaire, zona, psoriasis, furoncle, herpès …


Maladies gynécologiques

Dysménorrhée, aménorrhée, règles abondantes, syndrome menstruel, ménopause.

Kyste du sein, fibrome de l’utérus, kyste ovarien, mycose vaginale, leucorrhée, vaginite, endométriose


Maladies du système reproducteur

Stérilité masculine ou féminine, azoospermie – oligospermie, impuissance, éjaculation précoce, spermatorrhée, frigidité, baisse de la libido, trouble de la prostate, hydrocèle …


Maladies du système urinaire

Cystite, incontinence urinaire, énurésie, dysurie, oligurie, anurie, hématurie, urines troubles, lithiase rénale, colique néphrétique, nycturie …


Maladies endocriniennes, métaboliques et sanguines

Anémie, hypoglycémie, diabète, hypothyroïdie, hyperthyroïdie hypercholestérolémie, triglycérides élevés, goutte, ménopause, andropause, purpura, obésité, œdème …


Maladies psychologiques

Insomnie, réveils fréquents, cauchemars, phobie, tristesse, anxiété, angoisse, agitation, stress, nervosité, pertes de mémoire, névrose, psychose, hystérie …


Maladies oculaires

Photophobie, blépharite, conjonctivite, sécheresse oculaire, prurit oculaire, larmoiement, myopie, presbytie, baisse de l’acuité visuelle …


Maladies auditives

Acouphènes, surdité, baisse de l’acuité auditive, otite, syndrome de Ménière, prurit auriculaire …