L'acupuncture
Née en Chine, cette technique est l’une des plus anciennes de la médecine chinoise. On a retrouvé des aiguilles de pierre datant du 3ème millénaire avant J.C. L’acupuncture fait partie de la civilisation chinoise, et en tant que branche importante de la médecine, elle a apporté une grande contribution au développement de la nation chinoise.
Cette pratique vise à entretenir ou restaurer la santé par l’usage de fines aiguilles métalliques que l’on pique à certains endroits du corps appelés « points d’acupuncture ».
Ces points sont situés le long de réseaux de circulation de l’énergie vitale (les méridiens) et sont en relation avec les différents viscères du corps.
Différentes manipulations (en fonction d’un diagnostic préalable) de ces aiguilles permettent au praticien d’obtenir des effets de dynamisation ou de régulation des viscères.
Vers le sixième siècle de l’ère chrétienne, l’acupuncture commence à se répandre en dehors de son pays par la mer et par la route de la Soie et, de nos jours, elle connaît une nouvelle et rapide diffusion à travers le monde pour plusieurs raisons : d’abord, depuis quelques décennies, la médecine chinoise, et l’acupuncture en particulier, connaissent une véritable renaissance, car l’ouverture de la Chine s’accompagne d’échanges de plus en plus nombreux entre les milieux médicaux chinois et ceux du reste du monde. D’autres part, et en même temps que l’écologie, est né un courant de pensée qui prône le retour aux médecines naturelles et aux traitements non-médicamenteux.

L’acupuncture est une des plus importantes disciplines de la médecine chinoise ; elle est simple et commode, peu coûteuse et efficace. Ces qualités la placent en Chine comme l’un des piliers de la prévention et des soins des maladies en Asie, et au premier rang des techniques thérapeutiques dans le classement traditionnel, devant la moxibustion* et la phytothérapie.
* la moxibustion est une technique qui vise à chauffer certains points à l’aide de plantes séchées, dont la principale est l’armoise.
Les techniques complémentaires à l’acupuncture

La moxibustion
Cette pratique, utilisée la plupart du temps en complément de l’acupuncture, consiste à chauffer les points d’acupuncture avec de la poudre d’armoise incandescente.
Utilisée par le passé directement sur la peau des patients, elle est utilisée de nos jours de plusieurs manières différentes : la poudre d’armoise est posée sur des rondelles de gingembre, d’ail, sur du gros sel, ou enroulée autour du manche des aiguilles d’acupuncture. Elle est également utilisée sous formes de bâtons (Moxa) que l’on tient à distance de la peau, et a pour fonction de réchauffer les points d’acupuncture dans le but de tonifier, chasser le froid, faire circuler le sang et l’énergie (technique parfaitement indolore).

