Approches thérapeutiques et complémentaires de la médecine occidentale et de la médecine traditionnelle chinoise

Les rendez-vous de la médecine occidentale avec la médecine chinoise sont rares et souvent empreints de la plus grande méfiance. Que peut bien avoir à nous dire une médecine qui repose sur des principes considérés comme surannés, et pour qui les déséquilibres de nature énergétique (le Yin et le Yang) président aux désordres fonctionnels, alors que pour la médecine des temps modernes, tout est dans le quantifiable, l’identifiable, le mesurable ?


Vu sous cet angle, nous arrivons aujourd’hui face à une incompréhension. Longtemps, les civilisations industrielles et postindustrielles occidentales étaient convaincues de n’avoir rien à n’apprendre de personne. Aujourd’hui, cette position est heureusement devenue de moins en moins tenable, au fur et à mesure que nos savoirs progressent vers l’immatériel, et que le somatique se retrouve quasiment à la remorque d’un monde psychique et affectif dont on espérait tant le débarrasser. Néanmoins, dans nos contrées, existe encore le débat sensible qui oppose la médecine occidentale allopathique aux médecines traditionnelles, encore appelées alternatives, ou douces.

Quelle est la plus efficace, la plus performante ? L’idée n’est pas de répondre à cette question, mais d’intégrer comment ces approches thérapeutiques sont différentes et complémentaires. Dans certaines pathologies, c’est cette complémentarité qui explique le grand bénéfice dont tire le malade lors de la prise en charge (chimiothérapie, fécondation in vitro, diabète, hypertension, problèmes thyroïdaires, gynécologiques, etc.).
« La médecine occidentale est en général plus efficace dans le traitement des maladies en urgence, organiques, palpables, mesurables, alors que la médecine chinoise est meilleure dans la prévention des maladies et des rechutes, et dans le traitement des maladies fonctionnelles qui n’ont pas d’explication selon la science moderne (moyens limités à l’observation physique).

Prenons un exemple : si vous êtes diabétique insulinodépendant, la médecine moderne vous prescrira de l’insuline, ce qui empêche le coma diabétique et la mort. Ceci est remarquable, et la médecine chinoise ne peut faire cela. Celle-ci permet, par contre, de prendre moins d’insuline, et donc de combattre à long terme les multiples effets secondaires de cette substance, et donc de prolonger la vie du malade et lui donner un meilleur confort de vie. Ceci est aussi remarquable ».